Ma position
Permettre à chacun d'avoir les enfants qu'il souhaite.
Les Français veulent plus d'enfants qu'ils n'en ont. Ce qui les en empêche, c'est surtout le logement, la garde et la carrière.
Ce que je propose
- Un droit à une solution de garde pour chaque enfant de moins de 3 ans, avec un service public de la petite enfance.
- Un congé de naissance mieux indemnisé, avec une part réservée à chaque parent.
- Des allocations familiales dès le premier enfant.
- Une priorité d'accès au logement social et à un prêt à taux zéro pour les familles qui s'agrandissent.
Comment je le finance
Redéploiement des niches fiscales familiales les moins efficaces, après évaluation publique.
Ce qui me ferait changer d’avis
Si l'écart entre le nombre d'enfants souhaité et réel ne se réduit pas, je revois les priorités, en commençant par la garde.
Éléa Thomas · position publiée le 24 octobre 2026
Le dossier de travail ci-dessous montre d’où vient cette position : les faits, les pistes comparées, les objections et la méthode de chiffrage.
Le problème
Le dossier doit distinguer le problème mesurable, ses causes plausibles, les populations concernées et les contraintes de mise en œuvre. Une corrélation ne vaut pas causalité ; les indicateurs doivent être suivis dans le temps et par territoire lorsque cela est pertinent.
Ce que l’on sait
- Le dossier devra distinguer natalité, fécondité, mortalité, espérance de vie, migrations et structure par âge ; ne pas réduire la démographie au seul nombre de naissances.
- En 2025, 643 905 bébés sont nés en France, soit -2,3 % sur un an et -24 % par rapport à 2010.
- Au 1er janvier 2026, 22 % de la population a au moins 65 ans ; le solde naturel 2025 est devenu négatif pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Les pistes étudiées
-
renforcer garde d’enfants et conciliation — à chiffrer avant toute décision et à comparer avec une option de statu quo ou d’inaction.
-
cibler aides sur premiers enfants et ménages contraints — à chiffrer avant toute décision et à comparer avec une option de statu quo ou d’inaction.
-
adapter politique de vieillissement et autonomie — à chiffrer avant toute décision et à comparer avec une option de statu quo ou d’inaction.
Ce que proposent les candidats
Aucune position n’est déduite d’une absence de source. Les positions de candidats ou partis doivent être renseignées uniquement à partir de sources primaires datées et séparées des faits. Le comparateur devra distinguer : documenté / attribué / non documenté / contradictoire.
Les objections
Les politiques familiales peuvent avoir des effets différés et incertains sur la fécondité ; certaines aides peuvent surtout modifier le calendrier des naissances.
Les effets à surveiller
- emploi et revenus ;
- prix et pouvoir d’achat ;
- investissement et productivité ;
- finances publiques et dette ;
- effets territoriaux et distributionnels ;
- effets juridiques et européens ;
- effets comportementaux et risques de contournement.
Les scénarios
- Central : mise en œuvre complète avec hypothèses prudentes.
- Favorable : adoption rapide, coûts de transition maîtrisés et effets comportementaux favorables.
- Défavorable : retards, coûts supérieurs, effets de second ordre défavorables ou contraintes juridiques.
- Statu quo : référence obligatoire pour éviter de comparer une réforme à une absence de référence.
Comment le coût sera calculé
Règle : les montants ci-dessous sont des modèles de calcul et des hypothèses de sensibilité, pas des coûts politiques définitifs. Aucun montant n’est présenté comme certain sans assiette, unité, calendrier et source.
Garde
- Formule : Coût = places nouvelles × coût public net par place + investissement.
- Paramétrage à tester : Séparer investissement et fonctionnement.
Aides
- Formule : Coût = bénéficiaires × montant additionnel − économies de non-recours.
- Paramétrage à tester : Incidence par décile et statut familial.
Autonomie
- Formule : Coût = bénéficiaires × prestation moyenne; économies = prévention/retard d’entrée en établissement si prouvé.
- Paramétrage à tester : Scénarios démographiques INSEE.
Gate de financement
- Chaque option doit identifier une recette, une économie, un redéploiement ou accepter explicitement un impact sur déficit/dette.
- Les options concurrentes ne sont pas additionnées automatiquement.
- Les économies comportementales ou macroéconomiques ne sont comptées qu’après justification empirique.
La méthode de chiffrage commune aux 36 dossiers
- Coût brut : dépense ou perte de recettes avant comportement induit.
- Financement : recette, économie, redéploiement ou dette explicitement identifiés.
- Coût net : coût brut moins économies/recettes directement attribuables.
- Incidence : qui paie réellement après adaptation des prix, salaires, profits et comportements.
- Horizon : distinguer année 1, régime de croisière et effets différés.
- Incertitude : fournir une fourchette lorsque le chiffrage dépend d’hypothèses.
Comment mesurer la réussite
- fécondité
- naissances
- emploi des parents
- capacité d’accueil petite enfance
Quand revoir la décision
La mesure doit être revue si les indicateurs dévient de la trajectoire définie, si son coût dépasse la fourchette annoncée, si une contrainte juridique apparaît ou si les effets de second ordre contredisent l’objectif initial.
Sources
- INSEE – situation démographique 2025 — https://www.insee.fr/fr/statistiques/8998999?sommaire=8999231
- INSEE – naissances 2025 — https://www.insee.fr/fr/statistiques/9017867
Arbitrage Éléa
À documenter — pas de validation automatique. Une éventuelle décision doit préciser les objectifs, les hypothèses, le financement, les indicateurs, les incertitudes et les conditions de réexamen.
Avancement du dossier
- structure du problème
- faits de base / état des lieux
- options à tester
- red team initiale
- indicateurs
- chiffrage paramétrique mesure par mesure — hypothèses explicites; validation monétaire finale par source/assiette encore requise
- positions politiques primaires vérifiées — vérifiées lorsqu’une source primaire exploitable a été retrouvée; autres positions conservées comme non vérifiées
- validation juridique spécifique
- décision publique finale