Ma position
Construire 400 000 logements par an là où les Français vivent et travaillent.
Le logement est devenu le premier poste de dépense et le premier frein à l'emploi. Il faut construire davantage, et vite, sans artificialiser sans fin.
Ce que je propose
- Mobiliser le foncier public et les friches, et accélérer les permis (délai maximal garanti).
- Adapter l'objectif de zéro artificialisation pour privilégier la densification et la reconversion.
- Un statut du bailleur privé avec un amortissement fiscal en échange de loyers maîtrisés.
- Une aide à la rénovation énergétique stable sur cinq ans, simple et ciblée sur les ménages modestes.
Comment je le finance
Recettes fiscales de la construction et redéploiement des dispositifs fiscaux d'investissement locatif existants.
Ce qui me ferait changer d’avis
Si la construction ne repart pas, je mobiliserai davantage les organismes publics de logement.
Éléa Thomas · position publiée le 24 octobre 2026
Le dossier de travail ci-dessous montre d’où vient cette position : les faits, les pistes comparées, les objections et la méthode de chiffrage.
Le problème
Le dossier doit distinguer le problème mesurable, ses causes plausibles, les populations concernées et les contraintes de mise en œuvre. Une corrélation ne vaut pas causalité ; les indicateurs doivent être suivis dans le temps et par territoire lorsque cela est pertinent.
Ce que l’on sait
- De août 2025 à juillet 2026, 370 673 logements ont été autorisés à la construction, soit 9,5 % sous la moyenne des cinq années précédentes.
- En juillet 2026, 27 677 logements auraient été mis en chantier selon l’estimation provisoire.
- D’août 2025 à juillet 2026, 370 673 logements ont été autorisés, soit 9,5 % sous la moyenne des cinq années précédentes.
Les pistes étudiées
-
accélérer construction là où besoins documentés — à chiffrer avant toute décision et à comparer avec une option de statu quo ou d’inaction.
-
mobiliser parc vacant et transformation de bureaux — à chiffrer avant toute décision et à comparer avec une option de statu quo ou d’inaction.
-
réformer fiscalité et normes qui renchérissent l’offre — à chiffrer avant toute décision et à comparer avec une option de statu quo ou d’inaction.
Ce que proposent les candidats
Aucune position n’est déduite d’une absence de source. Les positions de candidats ou partis doivent être renseignées uniquement à partir de sources primaires datées et séparées des faits. Le comparateur devra distinguer : documenté / attribué / non documenté / contradictoire.
Les objections
Les aides à la demande peuvent soutenir les prix si l’offre reste contrainte ; les normes et délais d’urbanisme ont des effets locaux hétérogènes.
Les effets à surveiller
- emploi et revenus ;
- prix et pouvoir d’achat ;
- investissement et productivité ;
- finances publiques et dette ;
- effets territoriaux et distributionnels ;
- effets juridiques et européens ;
- effets comportementaux et risques de contournement.
Les scénarios
- Central : mise en œuvre complète avec hypothèses prudentes.
- Favorable : adoption rapide, coûts de transition maîtrisés et effets comportementaux favorables.
- Défavorable : retards, coûts supérieurs, effets de second ordre défavorables ou contraintes juridiques.
- Statu quo : référence obligatoire pour éviter de comparer une réforme à une absence de référence.
Comment le coût sera calculé
Règle : les montants ci-dessous sont des modèles de calcul et des hypothèses de sensibilité, pas des coûts politiques définitifs. Aucun montant n’est présenté comme certain sans assiette, unité, calendrier et source.
Construction
- Formule : Coût public = aides/viabilisation; offre = logements additionnels.
- Paramétrage à tester : Séparer logements sociaux/privés.
Vacance/bureaux
- Formule : Coût = incitation + conversion; gain = logements créés.
- Paramétrage à tester : Mesurer taux de transformation.
Normes/fiscalité
- Formule : Coût budgétaire = recettes perdues; effet offre = élasticité documentée.
- Paramétrage à tester : Simuler par zone tendue.
Gate de financement
- Chaque option doit identifier une recette, une économie, un redéploiement ou accepter explicitement un impact sur déficit/dette.
- Les options concurrentes ne sont pas additionnées automatiquement.
- Les économies comportementales ou macroéconomiques ne sont comptées qu’après justification empirique.
La méthode de chiffrage commune aux 36 dossiers
- Coût brut : dépense ou perte de recettes avant comportement induit.
- Financement : recette, économie, redéploiement ou dette explicitement identifiés.
- Coût net : coût brut moins économies/recettes directement attribuables.
- Incidence : qui paie réellement après adaptation des prix, salaires, profits et comportements.
- Horizon : distinguer année 1, régime de croisière et effets différés.
- Incertitude : fournir une fourchette lorsque le chiffrage dépend d’hypothèses.
Comment mesurer la réussite
- autorisations
- mises en chantier
- loyers
- taux de vacance
Quand revoir la décision
La mesure doit être revue si les indicateurs dévient de la trajectoire définie, si son coût dépasse la fourchette annoncée, si une contrainte juridique apparaît ou si les effets de second ordre contredisent l’objectif initial.
Sources
- SDES – construction de logements, juillet 2026 — https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/construction-de-logements-resultats-fin-juillet-2026-france-entiere
Arbitrage Éléa
À documenter — pas de validation automatique. Une éventuelle décision doit préciser les objectifs, les hypothèses, le financement, les indicateurs, les incertitudes et les conditions de réexamen.
Avancement du dossier
- structure du problème
- faits de base / état des lieux
- options à tester
- red team initiale
- indicateurs
- chiffrage paramétrique mesure par mesure — hypothèses explicites; validation monétaire finale par source/assiette encore requise
- positions politiques primaires vérifiées — vérifiées lorsqu’une source primaire exploitable a été retrouvée; autres positions conservées comme non vérifiées
- validation juridique spécifique
- décision publique finale