Ma position
Le climat jugé sur les résultats physiques, pas sur les annonces.
Ce qui compte, ce sont les tonnes de CO2 réellement évitées, la biodiversité réellement protégée. Les promesses ne refroidissent pas la planète.
Ce que je propose
- Un budget carbone annuel publié avec le budget de l'État.
- Priorité aux transports et au bâtiment, premiers émetteurs.
- Un fonds unique d'adaptation au changement climatique pour les collectivités.
- Protéger les zones humides et les sols, réserves de biodiversité et d'eau.
Comment je le finance
Recettes des quotas carbone européens affectées à la transition et à l'adaptation.
Ce qui me ferait changer d’avis
Si nous sortons de la trajectoire de baisse des émissions deux années de suite, je renforce les mesures.
Éléa Thomas · position publiée le 24 octobre 2026
Le dossier de travail ci-dessous montre d’où vient cette position : les faits, les pistes comparées, les objections et la méthode de chiffrage.
Le problème
Le dossier doit distinguer le problème mesurable, ses causes plausibles, les populations concernées et les contraintes de mise en œuvre. Une corrélation ne vaut pas causalité ; les indicateurs doivent être suivis dans le temps et par territoire lorsque cela est pertinent.
Ce que l’on sait
- Les émissions de GES françaises sont estimées à 363,7 MtCO2e en 2025, soit -1,5 % sur un an selon le baromètre CITEPA publié par le ministère.
- La baisse observée reste inférieure au rythme de -5 % par an présenté comme nécessaire pour atteindre les engagements climatiques.
Les pistes étudiées
-
prioriser les secteurs à forte baisse d’émissions — à chiffrer avant toute décision et à comparer avec une option de statu quo ou d’inaction.
-
combiner adaptation et réduction des émissions — à chiffrer avant toute décision et à comparer avec une option de statu quo ou d’inaction.
-
utiliser une évaluation coût/tonne évitée — à chiffrer avant toute décision et à comparer avec une option de statu quo ou d’inaction.
Ce que proposent les candidats
Aucune position n’est déduite d’une absence de source. Les positions de candidats ou partis doivent être renseignées uniquement à partir de sources primaires datées et séparées des faits. Le comparateur devra distinguer : documenté / attribué / non documenté / contradictoire.
Les objections
Le coût de réduction des émissions varie fortement selon les secteurs ; certaines mesures peuvent déplacer les émissions hors de France.
Les effets à surveiller
- emploi et revenus ;
- prix et pouvoir d’achat ;
- investissement et productivité ;
- finances publiques et dette ;
- effets territoriaux et distributionnels ;
- effets juridiques et européens ;
- effets comportementaux et risques de contournement.
Les scénarios
- Central : mise en œuvre complète avec hypothèses prudentes.
- Favorable : adoption rapide, coûts de transition maîtrisés et effets comportementaux favorables.
- Défavorable : retards, coûts supérieurs, effets de second ordre défavorables ou contraintes juridiques.
- Statu quo : référence obligatoire pour éviter de comparer une réforme à une absence de référence.
Comment le coût sera calculé
Règle : les montants ci-dessous sont des modèles de calcul et des hypothèses de sensibilité, pas des coûts politiques définitifs. Aucun montant n’est présenté comme certain sans assiette, unité, calendrier et source.
Réduction émissions
- Formule : Coût net / tonnes CO2e évitées.
- Paramétrage à tester : Comparer sur même horizon et périmètre.
Adaptation
- Formule : CAPEX × dommages évités probabilisés.
- Paramétrage à tester : Scénarios climatiques.
Évaluation coût/tonne
- Formule : Ratio = coût actualisé / tonnes actualisées.
- Paramétrage à tester : Inclure coûts de transaction et effets rebond.
Gate de financement
- Chaque option doit identifier une recette, une économie, un redéploiement ou accepter explicitement un impact sur déficit/dette.
- Les options concurrentes ne sont pas additionnées automatiquement.
- Les économies comportementales ou macroéconomiques ne sont comptées qu’après justification empirique.
La méthode de chiffrage commune aux 36 dossiers
- Coût brut : dépense ou perte de recettes avant comportement induit.
- Financement : recette, économie, redéploiement ou dette explicitement identifiés.
- Coût net : coût brut moins économies/recettes directement attribuables.
- Incidence : qui paie réellement après adaptation des prix, salaires, profits et comportements.
- Horizon : distinguer année 1, régime de croisière et effets différés.
- Incertitude : fournir une fourchette lorsque le chiffrage dépend d’hypothèses.
Comment mesurer la réussite
- MtCO2e
- intensité carbone
- adaptation des actifs
- coût/tonne évitée
Quand revoir la décision
La mesure doit être revue si les indicateurs dévient de la trajectoire définie, si son coût dépasse la fourchette annoncée, si une contrainte juridique apparaît ou si les effets de second ordre contredisent l’objectif initial.
Sources
- Ministère de la Transition écologique – émissions GES 2025 — https://www.ecologie.gouv.fr/presse/barometre-citepa-baisse-emissions-gaz-effet-serre-france-se-poursuit-2025-laction-0
Arbitrage Éléa
À documenter — pas de validation automatique. Une éventuelle décision doit préciser les objectifs, les hypothèses, le financement, les indicateurs, les incertitudes et les conditions de réexamen.
Avancement du dossier
- structure du problème
- faits de base / état des lieux
- options à tester
- red team initiale
- indicateurs
- chiffrage paramétrique mesure par mesure — hypothèses explicites; validation monétaire finale par source/assiette encore requise
- positions politiques primaires vérifiées — vérifiées lorsqu’une source primaire exploitable a été retrouvée; autres positions conservées comme non vérifiées
- validation juridique spécifique
- décision publique finale