Ma position
Se préparer aux crises avant qu'elles arrivent.
Pandémie, cyberattaque, panne géante, pénurie : il faut se préparer avant, pas improviser pendant.
Ce que je propose
- Des stocks stratégiques de médicaments essentiels, d'énergie et de matériels.
- Protéger les hôpitaux et les collectivités contre les cyberattaques.
- Des exercices de crise réguliers et une information claire des citoyens.
- Cartographier les dépendances critiques et les publier chaque année.
Comment je le finance
Dépenses de prévention intégrées au budget de la sécurité civile et de la santé.
Ce qui me ferait changer d’avis
Si un exercice de crise révèle une faille, le plan est corrigé dans l'année.
Éléa Thomas · position publiée le 24 octobre 2026
Le dossier de travail ci-dessous montre d’où vient cette position : les faits, les pistes comparées, les objections et la méthode de chiffrage.
Le problème
Le dossier doit distinguer le problème mesurable, ses causes plausibles, les populations concernées et les contraintes de mise en œuvre. Une corrélation ne vaut pas causalité ; les indicateurs doivent être suivis dans le temps et par territoire lorsque cela est pertinent.
Ce que l’on sait
- La stratégie nationale de résilience actualisée autour de 11 actions opérationnelles a été entérinée en 2025.
- Le dossier doit traiter ensemble cyber, énergie, santé, industrie, stocks et continuité de l’État.
Les pistes étudiées
-
cartographier dépendances critiques — à chiffrer avant toute décision et à comparer avec une option de statu quo ou d’inaction.
-
constituer stocks ciblés et redondances — à chiffrer avant toute décision et à comparer avec une option de statu quo ou d’inaction.
-
exercer régulièrement les plans de continuité — à chiffrer avant toute décision et à comparer avec une option de statu quo ou d’inaction.
Ce que proposent les candidats
Aucune position n’est déduite d’une absence de source. Les positions de candidats ou partis doivent être renseignées uniquement à partir de sources primaires datées et séparées des faits. Le comparateur devra distinguer : documenté / attribué / non documenté / contradictoire.
Les objections
Les stocks ont un coût de détention et d’obsolescence ; la redondance augmente les coûts fixes.
Les effets à surveiller
- emploi et revenus ;
- prix et pouvoir d’achat ;
- investissement et productivité ;
- finances publiques et dette ;
- effets territoriaux et distributionnels ;
- effets juridiques et européens ;
- effets comportementaux et risques de contournement.
Les scénarios
- Central : mise en œuvre complète avec hypothèses prudentes.
- Favorable : adoption rapide, coûts de transition maîtrisés et effets comportementaux favorables.
- Défavorable : retards, coûts supérieurs, effets de second ordre défavorables ou contraintes juridiques.
- Statu quo : référence obligatoire pour éviter de comparer une réforme à une absence de référence.
Comment le coût sera calculé
Règle : les montants ci-dessous sont des modèles de calcul et des hypothèses de sensibilité, pas des coûts politiques définitifs. Aucun montant n’est présenté comme certain sans assiette, unité, calendrier et source.
Dépendances
- Formule : Coût = cartographie + audits; valeur = pertes évitées probabilisées.
- Paramétrage à tester : Stress tests.
Stocks/redondances
- Formule : CAPEX + coût de portage annuel; dommage évité probabilisé.
- Paramétrage à tester : Stock cible explicite.
Exercices
- Formule : Coût = exercices × fréquence; gain = temps de reprise réduit.
- Paramétrage à tester : KPI RTO/RPO selon secteur.
Gate de financement
- Chaque option doit identifier une recette, une économie, un redéploiement ou accepter explicitement un impact sur déficit/dette.
- Les options concurrentes ne sont pas additionnées automatiquement.
- Les économies comportementales ou macroéconomiques ne sont comptées qu’après justification empirique.
La méthode de chiffrage commune aux 36 dossiers
- Coût brut : dépense ou perte de recettes avant comportement induit.
- Financement : recette, économie, redéploiement ou dette explicitement identifiés.
- Coût net : coût brut moins économies/recettes directement attribuables.
- Incidence : qui paie réellement après adaptation des prix, salaires, profits et comportements.
- Horizon : distinguer année 1, régime de croisière et effets différés.
- Incertitude : fournir une fourchette lorsque le chiffrage dépend d’hypothèses.
Comment mesurer la réussite
- jours d’autonomie
- temps de rétablissement
- exercices réussis
- dépendances critiques
Quand revoir la décision
La mesure doit être revue si les indicateurs dévient de la trajectoire définie, si son coût dépasse la fourchette annoncée, si une contrainte juridique apparaît ou si les effets de second ordre contredisent l’objectif initial.
Sources
- SGDSN – résilience nationale — https://www.sgdsn.gouv.fr/nos-missions/anticiper-et-prevenir/developper-et-structurer-la-capacite-de-resilience-de-la-nation
Arbitrage Éléa
À documenter — pas de validation automatique. Une éventuelle décision doit préciser les objectifs, les hypothèses, le financement, les indicateurs, les incertitudes et les conditions de réexamen.
Avancement du dossier
- structure du problème
- faits de base / état des lieux
- options à tester
- red team initiale
- indicateurs
- chiffrage paramétrique mesure par mesure — hypothèses explicites; validation monétaire finale par source/assiette encore requise
- positions politiques primaires vérifiées — vérifiées lorsqu’une source primaire exploitable a été retrouvée; autres positions conservées comme non vérifiées
- validation juridique spécifique
- décision publique finale